Peb, gardien temporaire de l’aire du Grand bois

19 mai – Au surlendemain de l’accident présumé de Sylva, et au lendemain de l’abandon de sa couvaison, c’est Peb,  le « mâle de substitution » qui est présent sur l’aire une bonne partie de la journée. D’abord sur le nid lui-même  à l’ouverture du « En direct » :

Puis il monte au perchoir de l’aire, et sur l’image de la BalbuCam, on ne voit plus que son ombre projetée.

Nous pouvons en profiter pour « tirer le portrait » du nouveau partenaire de Sylva, si comme on le pense et l’espère, celle-ci continue à occuper l’aire en prévision d’une Saison 4 mieux réussie…

Voici donc quelques digiscopies réalisées depuis le P0 dans l’étroit couloir de vue qui permet des observations certes directes, mais néanmoins très distantes.

Quelque temps après, le rapace scrute le ciel, comme s’il attendait une arrivée…

La BalbuCam va bientôt enregistrer la tentative d’intrusion d’un congénère bagué rouge-orange au tarse droit :

 

Les œufs de Pâques ?

Les oeufs de Pâques

 

L’aire du Grand Bois a vu tranquillement le retour de la reine de l’aventure, puis celui de son jeune compagnon : alors que nous venions de mettre en ligne le « En direct » de la BalbuCam, et que nous y assistions à une tentative de « squatt » d’une tierce femelle contestée par au moins deux autres, Sylva a fait son apparition le 15 mars à 13 heures. Quelques minutes après, celle qui s’y était invitée avait abandonné l’aire. Et une demi-heure après, Sylva devait faire face à une ultime et spectaculaire provocation avant de reprendre la haute main sur l’installation.

Reda a suivi deux jours après, le 17 mars. A peine arrivé, il a prouvé que son ardeur était intacte en tentant trois accouplements dans les minutes qui suivaient !

C’est la première fois en six ans que Sylva arrive si tôt. L’an dernier, c’était le 21 mars, mais trois fois elle n’était revenue qu’en avril, et même jusqu’au 19 de ce mois-là !

Les oeufs de Pâques
Les oeufs de Pâques
Les oeufs de Pâques
Les oeufs de Pâques
 

Toutes les actions rituelles concourant à la préparation de la reproduction ont aussitôt été observées : apport de poisson par le mâle ; rechargement du nid, d’abord pour reconstituer et renforcer les rives avec des branches mortes ; puis garnissage de la coupe avec des mottes d’herbes sèches.
De temps en temps, entre deux séquences de travaux, Reda, assez sûr de lui, a « remis ça » en se posant sur le dos de sa compagne, parfois avec une réussite apparente, parfois de façon plutôt dilettante.
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Tout est prêt pour ce que des milliers d’observateurs attendent : la ponte du premier oeuf, qui compte-tenu de la date d’arrivée du géniteur, pourrait très bien se situer … le dimanche ou le lundi de Pâques !

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Les oeufs de Pâques
Les oeufs de Pâques
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La triste météo qui nous a promené entre pluie et froid dans un ciel trop souvent gris et nuageux n’a pas permis de réaliser « hors-champ » des photos ou des digiscopies exceptionnelles des Balbuzards en ballade.

La Loire, encore haute et turbide, doit décourager les pêcheurs : on ne voit que peu de maraudes de ce côté là : il va falloir patienter, et attendre que les poussins attendus soient assez grands pour commencer à consommer de sérieuses quantités de poisson pour que les passages de Reda deviennent réguliers…

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En attendant, Sylva ne boude pas le perchoir.

Jusqu’ici, quand elle y était, on ne la devinait que grâce à son ombre. Grâce à l’élargissement du champ de la caméra, on voit sa queue lorsqu’elle y est présente : un gros progrès

Les oeufs de Pâques

Déjà du rififi sur l’aire BalbuCam !

L’aire du Grand Bois à Mardié est  prête.
Prête à accueillir les acteurs de l’aventure BalbuCam, saison 3 : la fidèle Sylva et son jeune compagnon Reda devraient s’y retrouver d’ici une quinzaine ou une vingtaine de jours.  Soyons tous là pour guetter leurs arrivées et leurs premières effusions…

L’ouverture du « En direct » est prévue aux alentours du 15 mars !
Bienvenue d’avance à ces deux remarquables Balbuzards pêcheurs dont nous devrions suivre avec passion et bonheur une nouvelle saison de reproduction. Bienvenue à nos fidèles « BalbuCamés », et bienvenue à tous les nouveaux « visiteurs uniques »/spectateurs », futurs « BalbuFans ». La parole aux observateurs/commentateurs dans le nouveau forum 2018  consacré à l’aire BalbuCam et au suivi de la fantastique saga qui s’y déroulera.

Depuis le départ en migration des cinq héros de la saison 2, l’équipe BalbuCam s’est activée pour vous apporter les améliorations promises. Nous avons choisi et commandé la nouvelle caméra, vous allez voir la différence. Jérôme a sélectionné un micro externe très performant et Jean-Marie lui a construit un abri « sur mesure ». Notre ingénieur/sorcier a adapté la chaîne de saisie et de transmission des données à ces nouveaux matériels. Il a également finalisé son système inédit de reconnaissance des oiseaux par leurs chants, qui valorise une nouvelle approche du milieu forestier.
Puis, in situ, nous avons complété et relancé le système ; Sylvain et Alban sont montés pour vérifier le nid, le dégager des repousses végétales ; pour démonter la caméra pionnière et remonter à sa place la nouvelle caméra. Ont suivi de délicates séquences de réglages, presque abouties.

C’est reparti pour six mois de suivi de la belle aventure naturelle.

Les premières observations dans les coulisses de la Saison 3… :

La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !

– La Buse variable

Le 21 février, alors que nous venions d’entrer dans la phase de réglages après changement de caméra, le nid a reçu la visite de cette Buse variable qui s’est posée à deux reprises en s’exprimant bruyamment. Une première visite assez brève ; la seconde beaucoup plus longue, 2′ 30″, avec beaucoup d’agitation et de postures ailes déployées et cris agressifs vis à vis d’un tiers. En fait une seconde Buse postée non loin, qui finit par s’envoler dans le champ de la caméra avant de disparaître, suivie par la protestataire.
Parade de séduction ou protection d’un territoire ? Un de nos « experts » penche pour la seconde hypothèse, même si le rapace ne manifestait aucun intérêt à s’approprier le nid lui-même.

La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !

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– La neige

La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !

Le 27 février à midi débute une chute de neige à gros flocons. Elle commence à blanchir le nid et les sols, mais ne dure pas.

– … Et le Rouge gorge

Avant l’arrêt de la caméra, un petit Rouge gorge vient se promener sur l’aire.

La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !

– Encore la neige…

Le 28 février la neige tombe à nouveau avec des températures très basses. Le mois de mars s’ouvre sur le nid couvert d’un manteau de plusieurs centimètres, sur lequel un petit animal a déjà laissé des traces…

La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !

– La Mésange bleue

La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !

Familière déjà l’an dernier, et souvent reconnue par son chant, elle inspecte le nid le 3 mars à 11h.

– Le premier Balbuzard pêcheur

La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !

Il se pose le 3 mars à 11h 26 sur le bord du nid, mais repart instantanément.
il s’agit de la femelle baguée rouge-orange 02.point, déjà vue sur l’aire l’an dernier le 20 mars, avant l’arrivée de Sylva.

– Le deuxième Balbuzard pêcheur

Le mercredi 7 mars , ce sont deux Balbus qui sont sur l’aire vers 13 h.

D’abord 1B, un des intrus de l’an dernier, se pose seul pendant une minute.  En fait, il faut se souvenir que 1B serait une femelle  baguée en 1995, ce qui lui confèrerait l’âge de… 23 ans !

Puis trois minutes après 1B revient, et joue les propriétaires lorsque se pointe 20point, celle qu’on a vue le 2 mars, venue aussi se poser sur le nid. Cela dure encore environ une minute.

A 13h 38, même genre de scène : 1B posé, 02. fait trois passages menaçants… avant que 1B ne parte à sa poursuite.
Depuis cette confrontation, c’est 1B qui est venue « squatter » quotidiennement l’aire du Grand Bois.

Le 8 mars, à l’heure du déjeuner. Puis dans l’après-midi, c’est sans doute elle encore qui maraude au dessus de la Loire pour pêcher.

Le 9 mars, depuis 9h du matin, jusqu’à un dérangement environ 1h plus tard. On la voit alors commencer à remanier les bords du nid en transférant du bois d’un bord à l’autre.

Après avoir fait ce travail, 1B a quitté l’aire à 10 heures quand un bucheron a fait un passage bruyant avec son tracteur.

A 11h47, elle est réapparue pour un bref « stop and go ».  Mais son envol a été suivi d’un choc sur la plaque alu censée empêcher nos amis de se poser sur la webcam… Bruit intriguant déjà entendu à plusieurs reprises précédemment.

Un doute surgit : il faut courir au pont d’observation  pour vérifier notre intuition  :Une première ! 1B fait preuve de beaucoup d’initiative et de fantaisie en trouvant le moyen de s’accrocher sur la pièce prévue pour l’en empêcher !

L’an dernier,  1B avait amorcé une semblable incrustation sur l’aire . Mais elle s’était fait chasser par Sylva dès son arrivée. Même motif, même punition : le retour de la femelle titulaire risque d’être chaud. Sauf si Reda arrive le premier et s’en charge !

 

Voilà…
Si l’on ajoute tous les oiseaux qui sont reconnus désormais par leurs chants et leurs appels dans l’environnement de la BalbuCam, on comprend qu’il se passe déjà de jolies choses sur l’aire du Grand Bois… Bientôt accessibles à vous tous par l’image du « En direct » de la BalbuCam !

 

 

La Loire d’ici, une beauté vue du ciel

UNE COURTE VIDÉO SUR LA LOIRE, A NE PAS MANQUER !

Ce dernier week-end, une petite équipe  de nos sympathisants a réalisé à Mardié, sur le site menacé, une courte vidéo.

Elle présente des vues d’ensemble de la Loire à la croisée du territoire des Balbuzards dont  BalbuCam vous a parlé depuis deux ans… Mais qui est aussi l’emplacement du projet routier qui nous menace et que nous refusons. Beaucoup de ces images ont été prises par un drone dans de très bonnes conditions. Elles sont accompagnées de commentaires évoquant les impacts désastreux prévisibles que provoqueraient la construction de la déviation et du pont. Et de quelques photos animalières prises sur place, extraites de notre blog Loire & biodiversité.
Les images « vues du ciel » sont superbes, très limpides, lisibles et démonstratives, la météo et les couleurs de l’automne aidant. Le présentateur « passe bien », il est aussi convaincant que convaincu. Le montage de séquences variées (dont les quelques magnifiques photos animalières évite toute longueur.

Ne manquez pas d’y consacrer moins de trois minutes !

 

Reda le plongeur

1er septembre 2017 – 15h 22

Reda circule près du fleuve, sans doute après un premier plongeon. Puis remonte à quelques dizaines de mètres et reprend sa maraude en scrutant l’eau, malgré le peu de lumière que le temps orageux lui ménage.

L’occasion se présente, il se jette en piqué.

Mais les conditions sont particulièrement difficiles : le plongeon n’est pas « récompensé » !
Reda  remonte le fleuve, puis reprend de l’altitude et part vers l’ouest pour poursuivre sa maraude…

Après les envols : sur le nid et hors-champ (2) – Le grand Épicéa

Nous  n’avons pas cessé de le rappeler : le nid n’est pour le Balbuzard pêcheur, comme d’ailleurs pour la plupart des oiseaux, qu’un lieu, ou qu’un « outil » au service de la reproduction. Dans les préliminaires ou vers la fin du cycle, nos rapaces utilisent différents perchoirs adaptés aux circonstances.
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Si nous évoquons souvent le « grand Épicéa« , c’est que la femelle Sylva lui a depuis longtemps attaché une importance particulière. Il bénéficie en effet de plusieurs qualités « stratégiques » :
Une hauteur exceptionnelle. Comme on le voit sur le beau dessin d’Alban Larousse, sa cime dépasse de plus d’une dizaine de mètres la « canopée » du Grand Bois, et dépasse le Séquoia support de l’aire des Balbuzards d’environ dix mètres : le Séquoia  culminant à 30 m environ, accordons 40 m à l’Épicéa. Cela lui permet d’être vu de beaucoup d’endroits, notamment du sud de la Loire. Mais aussi depuis certains espaces d’où nous pouvons l’observer, photographier son (ou ses) occupant(s), voire en faire des gros plans en digiscopie.
Et cela permet à ceux qui sont perchés à son sommet de surveiller les environs à 360° sans aucun obstacle visuel !
Une grande proximité du Séquoia. Une soixantaine de mètres seulement séparent les deux géants. Le sommet de l’Epicéa permet une surveillance « plongeante » de l’aire, et une intervention en cas d’urgence ne prend que quelques secondes.
Cette configuration est tout à fait exceptionnelle !
Un sommet assez plat. Des branches sommitales étaient accessibles, mais le séjour involontaire du jeune Vic en 2016 a conduit les adultes à esquisser une aire… double par apport de bois mort : le stationnement prolongé y est devenu plus confortable.
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Voici l’arbre vu du sol.
Et accompagné du portrait de certains de ses hôtes récurrents. Lors de leur squatt de 2012, les Chouettes hulottes avaient été observées  dans les frondaisons de cet Épicéa : le mâle y dormait, puis le mâle et la femelle, puis les deux petits.

Depuis, le plus proche des nichoirs installés à son pied reçoit la nidification, mais les branches de l’Épicéa continuent à servir de perchoirs annexes/refuges, notamment pour les adultes.

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Au passage : ne vous laissez pas abuser par certains propos folkloriques concernant un prétendu perchoir de Sylva sur un prétendu Épicéa qui serait dans le champ de la BalbuCam : il ne s’agit que d’une branche morte assez basse sur un pauvre Châtaignier visible à gauche du nid : rien à voir avec notre colosse qui est carrément de l’autre côté !

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Voilà, vous savez tout sur le grand Épicéa lui-même. Maintenant, refaisons un peu d’histoire récente :

  • Nous l’avons évoqué : en 2016, lorsque Vic prend un envol peu maîtrisé, il se récupère en se posant en haut de l’Épicéa. Ayant sans doute peur de repartir, il y reste presque une journée… Semant l’angoisse chez nos BalbuFans confrontés à un nid vide !
  •  Cette année, nouvelles angoisses concernant le non-retour de Titom, le partenaire de Sylva. Mais  le 29 après-midi, Sylva intercepte le jeune Reda ; et l’invite à un sage et long « côte à côte »… en haut de l’Épicéa ! Avant de l’accueillir enfin sur l’aire voisine : elle a utilisé cet arbre comme une antichambre, en quelque sorte.

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  • Sylva, depuis les envols de ses trois jeunes, a repris ses habitudes là haut. Nous l’y observons de façon récurrente : elle y passe actuellement plusieurs heures par jour, surveillant les vols de sa progéniture, les apports de poisson, les alertes etc.
    Elle s’installe toujours sur la partie droite du sommet : la plus proche du nid et la plus haute.

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Reda s’y réfugie aussi , mais moins souvent. Il occupe alors exclusivement l’autre partie, certainement aussi stabilisée avec du bois que l’on voit déborder par endroits. Nous avons rapporté qu’il utilisait parfois l’emplacement pour dépecer du poisson, comme on l’a vu le 2 juillet (ci-dessous) ; et nous pouvons présumer qu’il doit quelquefois y passer la nuit.

Par contre, à ce jour,  nous n’avons vu aucun des trois jeunes venir se poser sur l’un de ces emplacements, pourtant très accessibles et voyants. Comme si les adultes avaient émis une interdiction : « Place réservée aux parents » !

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Pas vraiment utile de rajouter d’autres vues qui seraient ressemblantes.  La BalbuCam est une fenêtre sur l’endroit-clé du cycle de reproduction ; les vues du sommet du grand Epicéa sont une lucarne sur le second point fixe le plus intéressant pour cette petite famille de rapaces, donnant une idée d’une partie de leurs occupations quand ils sont « hors-champ ».

 

Reste à observer le ciel, à être là pour y photographier les Balbuzards passants au bon moment, puis à les identifier pour autant que de possible : c’est un vrai sport + un art !

Et reste aussi  à observer la Loire : mais pour le moment, curieusement, les plongeons y sont encore très rares.
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A suivre !

 

 

 

 

 

Après les envols : sur le nid et hors-champ (1)

Les trois jeunes rapaces ont pris leur envol : Lény le 12 juillet, Kali le 15, et Jéry le 16.  Évidemment, depuis que cette étape a été franchie, l’aire des Balbuzards pêcheurs peut se retrouver à certains moments complètement désertée.  Mais qu’on se rassure : les jeunes ne sont pas prêts à disposer de leur autonomie alimentaire, et en attendant nous allons les revoir à chaque livraison de poisson. Et les séances de nourrissage promettent d’être chaudes, les adultes étant dépassés par l’avidité des rejetons parmi lesquels un ordre de préséance va s’établir rapidement !

En attendant, tenter une séance d’observation depuis le sol relève maintenant assez largement de la loterie. Ainsi, le 17 juillet au milieu de la matinée, Jéry,  qui n’a pris son envol que la veille en bon dernier de la portée se morfond seul sur l’aire : après un intermède « poisson », tous les autres ont déserté le nid.

Le jeune Balbuzard est cependant relativement actif. Il continue notamment ses exercices d’entraînement au vol, avec de fréquentes séquences de battements d’ailes « comme avant ». Histoire, peut-être, de se muscler pour pouvoir tenir bon en vol, en prévision d’escapades de plus en plus lointaines…

Sylva n’est pas loin sur son grand Epicéa : on peut juste l’y entrevoir à travers les frondaisons de la forêt :

Finalement, Jéry s’envole aussi  en laissant le nid désert.

 

Une semaine plus tard, le 23 juillet en l’occurrence, nouvelle tentative. Mais cette fois-ci vers 8h 15, juste après avoir vu sur BalbuCam l’apport d’un poisson par son fournisseur attitré, Reda. Il y a donc du mouvement, cette fois-ci. Sous le regard de Sylva, deux des jeunes sont sur le coup.  Le premier qui s’est servi, après s’être rassasié, laisse la place et s’en va.

Seul problème : le vent agite des branches et les pousse de façon aléatoire dans le champ de la digiscopie. Et beaucoup de prises de vues ne sont pas exploitables !

Après le repas, presque rituellement, nous avons droit à l’alerte intrusion. Reda n’est jamais bien loin, et avec Sylva c’est la grande scène des battements d’aile et cris perçants !

Voilà pour nos observations directes du nid  depuis l’extérieur.

A suivre : nos observations dans le ciel, et nos observations du Grand Épicéa.

Une heure d’un matin, le nid vu du sol…

7 juillet 2017 – 10h 30 – Le nid du Grand Bois est tranquille…

Sous l’œil distrait de Sylva, Lény et Jéry somnolent plus ou moins au fond du nid, tandis que Kali en équilibre sur le bord sud du nid contemple le vaste paysage.


Un passage, ou le départ de Reda de son perchoir ? L’attention se fixe, les jeunes s’ébrouent et sortent de leur somnolence. Tout le monde se retrouve au balcon…
Puis, pour se détendre, quelques exercices de battements d’ailes ne sont pas de trop…


Mais la chaleur tempère les exercices.  Alors Sylva propose une fois de plus l’ombre  protectrice de ses ailes déployées en parasol pour abriter au moins deux des jeunes…


Enfin le dénouement de cette attente : Reda fait sa livraison de poisson… et repart immédiatement.

Cette fois, c’est Jéry qui est le mieux placé pour avoir la priorité : Sylva le nourrit sous le regard patient des deux autres.  Pas de souci : il y en aura pour tout le monde !

 

Quand Reda sort un Hotu de l’eau

09/05/2017 –  11h 35 – Reda a pêché en Loire. Un joli petit Hotu tout frétillant, mais certainement interloqué de se retrouver privé de son milieu aquatique… Quelques minutes après, il s’extrait du Val et prend de l’altitude.


C’est ainsi, chez les Balbuzards : sortis de l’eau, ils  s’ébrouent pour se débarrasser du liquide qui alourdit leur plumage ; puis, en prenant de l’altitude, ils se débarrassent tant bien que mal des oiseaux harceleurs qui aimeraient bien leur soustraire leur proie ; ils entament alors une longue montée en spirale, en utilisant les courants ascendants. Ils montent juste assez haut pour que le retour à l’aire se fasse en direct, totalement en vol plané.
C’est dans cette phase de montée que nous l’apercevons, et que nous le photographions alors qu’il tourne au dessus de la prairie du Mont.

Mais par un beau concours de circonstances, Reda avait déjà été suivi et (très bien) photographié par un visiteur des bords de Loire, rive sud, qui désormais intervient sur notre Forum sous le pseudo de Chrisdef.


Revenons à la montée de Reda chargé au dessus de la prairie du Mont :

Dès que Reda a disparu derrière les frondaisons du Grand bois, nous observons le nid sur BalbuCam pour voir si Reda y débarque immédiatement. Mais non, il n’y a pas réapparu tout de suite. C’est donc qu’il est entrain de dégager la tête du poisson avant de le livrer à Sylva.

 

Livraison qui intervient juste avant midi.

Sylva récupère la proie avec son bec, puis l’accroche avec ses serres avant de quitter l’aire pour aller prendre son repas à l’extérieur.

Reda prend immédiatement le relais sur la couvée.

Voilà un moment des moments forts vécus sur le site BalbuCam, le seul où en plus des vues « En direct » du nid continues, on peut observer par moments ce qui se passe « hors-champ » !

12 mai 2017 : Sylva protège ses œufs de la grêle

L’orage s’est fait de plus en plus menaçant, puis soudain il éclate avec une pluie de grêlons aussi gros que des billes d’écoliers.

On observe Sylva étendue au fond du nid pour protéger courageusement sa portée… Mais l’orage provoque une coupure du courant électrique qui nous prive de la suite.

Le « En direct » ne propose plus qu’une courte séquence répétitive où l’on voit très étrangement Sylva lever la tête pour affronter la tempête de face…