Saison 3 : Une grande série de rebondissements… Jusqu’à l’échec ! (2è partie)

Le 18 avril, il semblait donc acquis que « Pieds blancs », que nous allons surnommer Peb par la suite, était admis comme « mâle de substitution » par Sylva.

Un des marqueurs traditionnels : quand en présence de la femelle qui le laissa faire, Peb commença à « remuer du bois » sur les bords du nid…
Mais d’un autre côté, il y eut rapidement un problème. Pendant la période de reproduction, c’est au mâle de nourrir la femelle, c’est même la plus essentielle de ses obligations, surtout passée la période des accouplements.

Si la femelle est seule et doit s’absenter pour se nourrir, elle expose sa couvée aux fluctuations météorologiques et surtout aux prédations, particulièrement aux prédations aériennes (Corneilles, Autours, Aigles bottés etc.). Ce danger est minimisé ici du fait de la proximité de la Loire, mais reste très présent quand même.

Or dès le 18, Peb s’est présenté sur l’aire à plusieurs reprises chargé de poisson. Mais sans que la transmission se fasse. Au début, c’était ambigu : on pouvait se demander si l’attitude de Sylva n’était pas hostile et destinée à décourager Peb. Cependant on comprit bien vite qu’au contraire, elle tentait bien de prendre le poisson avec son bec, mais le mâle esquivait la prise immédiatement et repartait vite fait avec sa proie…

Ce comportement inapproprié donnera lieu plus tard à des disputes assez sévères.  En attendant, il a dû forcer la femelle à s’absenter à nouveau du nid, au risque d’offrir sa couvée à la prédation…

A nouveau le 20 avril vers 14h, Peb a débarqué avec une belle prise témoignant se son habileté à la pêche.
Il s’envole lorsque Sylva revendique sa part, mais revient en protecteur… se poser en recouvrant Sylva !

… Et il repart sans se préoccuper de la femelle !


Le lendemain, heureusement, Sylva réussit à s’approprier une proie que Peb a dépecée à côté d’elle.  Elle quitte le nid pour aller consommer ailleurs,  laissant sa couvée sous la garde du jeune mâle.

Peb n’a que trois ans et n’a sans doute jamais vu un œuf de sa vie.
On va alors assister à une scène absolument hilarante : les tentatives plus que maladroites du jeune pour rassembler les trois œufs précieux sous lui.

       

Il ne réussit finalement qu’à projeter un œuf à l’écart : Sylva le regroupera par la suite.

Malgré toutes ces maladresses de comportement, tout le monde espère une stabilisation de la situation avec Peb, lequel pourrait faire son apprentissage sous la houlette de Sylva, comme Reda semble l’avoir fait en mars 2017.
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Mais le 22 avril à 16h 24, un incroyable rebondissement intervient : voici que Reda, que l’on avait pu croire définitivement perdu, Reda est de retour sur le nid !

Peb est immédiatement chassé.

En reprenant sa place, Reda remet en cause l’équilibre salvateur qui se mettait en place.

Les rebondissements ne vont plus cesser d’intervenir dans les jours qui suivent !

A suivre

 

Saison 3 : Une grande série de rebondissements… Jusqu’à l’échec !

13 avril 2014 – Tout allait très bien jusqu’ici…

Comme on a pu le voir précédemment, les retours avaient été assez précoces ; les retrouvailles avaient déclenché les actions habituelles : rechargement du nid et préparation soignée de sa « coupe » ; les accouplements que nous avions vus promettaient des pontes bien fécondées ; le mâle assurait bien l’alimentation de sa compagne ; l’entente semblait parfaite entre les deux partenaires.
Les trois œufs avaient été pondus successivement aux dates prévisibles, le dernier ce jour même…

Tout laissait penser que l’on était partis pour une réussite semblable à celle de 2017 : trois jeunes à l’envol.

Vers 19h 18, on avait encore vu Reda venir « en défense » sur l’aire en appui de Sylva contre le passage d’un congénère sans doute trop insistant :

 

Mais dès le lendemain, on commença à relever l’absence de Reda sur l’aire où Sylva couvait seule la précieuse portée.
Pour autant, dès les premières heures du matin, Sylva n’était pas épargnée par les dérangements provenant de congénères.

Plus tard, on la vit même forcée à s’envoler un moment pour éloigner un indésirable, laissant brièvement ses trois œufs à découvert.

Ce que l’on ne pouvait pas prévoir, c’est que l’absence de Reda allait être particulièrement durable. Au début, nous l’avions rapprochée de celles de 2017 dont la plus longue avait duré un peu plus  de 40 heures. Le 15, on évoquait la possibilité que Reda ait pu rencontrer de grosses difficultés pour pêcher dans la Loire, ce qui aurait expliqué son absence.
Au constat de la prolongation de cette disparition sur plusieurs jours, nous avons fini par évoquer comme probable l’hypothèse d’un accident mortel, avec ses conséquences concernant l’issue de la reproduction.  Mais ce n’était qu’une hypothèse parmi d’autres, aucun indice ne nous étant parvenu de la présence éventuelle de Reda sur un autre nid ou en un autre lieu familier à l’espèce.

En réponse aux questions qui se multipliaient sur le forum, nous avons indiqué que la femelle ne pouvait pas tenir plus de trois jours sans s’alimenter et s’hydrater.  A défaut des apports de son compagnon mâle, il lui fallait soit quitter l’aire un certain temps en laissant sa couvée exposée aux prédations et aux intempéries, soit accepter un nouveau compagnon mâle disposé à satisfaire ses besoins. Certes, la couvaison était menacée, mais l’absence de mâle après les éclosions signerait une catastrophe inévitable.

 

On vit Sylva s’absenter 30 secondes, 8 minutes,  20 minutes, 6 minutes, puis… Avait-elle au moins eu le temps d’aller à la Loire pour se baigner, pour capturer un poisson et le consommer rapidement ? Il semblait bien parfois que son plumage était trempé à son retour, mais on n’en savait pas plus…

 

On assista dans le même temps à l’arrivée auprès de Sylva de candidats à la succession. Le plus assidu et le plus insistant était un jeune, voire immature,  non bagué, désigné comme « Pieds blancs », puis « Peb ».  Solitaire erratique, nous l’avions observé posé sur les grands Peupliers du Mont :

Dès le 15, il tournait sans arrêt dans le secteur, passant et repassant près de l’aire ;  et se présentait de plus en plus sur l’aire elle-même, souvent avec un reste de poisson. Ce qui provoquait à chaque fois les cris de protestation de la femelle, voire sa « mise en défense »…

Le 17 avril, nous tentions d’interpréter ainsi la situation :

« Après trois jours d’absence de son compagnon mâle Reda, la situation devient critique pour Sylva et pour la reproduction sur l’aire du Grand Bois. (…)

  • Reda a très probablement été victime d’un accident (fil de pêche avec hameçon lors d’une pêche, combat mortel avec un autre rapace, braconnage, électrocution, grillage… Les risques de mortalité sont nombreux.).
  • Sylva va devoir abandonner le nid avec sa portée pour aller s’alimenter : les risques de prédation, notamment par les Corneilles, sont alors très élevés même si la proximité de la Loire raccourcit potentiellement l’absence.
  •  A moins qu’entretemps, « pieds blancs », qui d’après Alban semble bien être un jeune mâle, ne revienne vite avec une offre de poisson acceptée… Mais l’attitude de Sylva les jours précédents ne permet pas d’envisager cette hypothèse comme très probable.
    Si un « remplaçant »  était accepté  dans les heures qui viennent et prenait en charge l’alimentation de Sylva, les chances de poursuite et de réussite de la couvaison pourraient être « miraculeusement » préservées.
  • En cas de destruction des pontes, l’hypothèse d’une couvée de substitution est improbable, vue la tardiveté dans la saison. Sa réussite nécessiterait en outre la conjonction favorable de beaucoup de conditions.
  • Dans cette situation, on verrait très probablement Sylva, redevenue autonome, rester près de l’aire pour ne pas s’en faire déposséder. Et rechercher un nouveau compagnon, puis valider sa présence sur les lieux, en prévision de la saison suivante. Le rechargement du nid en bois mort étant en général le signe de la « titularisation » du nouveau partenaire. »

Cette « titularisation » de Peb prit un moment . Il faut dire qu’il devait poser un problème sérieux à la femelle : souvent chargé d’une proie, non seulement il ne la proposait pas à Sylva, mais il refusait même de lui céder lorsqu’elle se jetait dessus, visiblement affamée.

Mais le 18 à l’ouverture du direct, il semblait bien que la cause était entendue : le jeune Peb était installé sur le nid à côté de Sylva qui couvait. Et on pouvait croire au « miracle » d’un remplacement réussi, et espérer à la suite une belle série d’éclosions émouvantes…

A suivre

Peb, gardien temporaire de l’aire du Grand bois

19 mai – Au surlendemain de l’accident présumé de Sylva, et au lendemain de l’abandon de sa couvaison, c’est Peb,  le « mâle de substitution » qui est présent sur l’aire une bonne partie de la journée. D’abord sur le nid lui-même  à l’ouverture du « En direct » :

Puis il monte au perchoir de l’aire, et sur l’image de la BalbuCam, on ne voit plus que son ombre projetée.

Nous pouvons en profiter pour « tirer le portrait » du nouveau partenaire de Sylva, si comme on le pense et l’espère, celle-ci continue à occuper l’aire en prévision d’une Saison 4 mieux réussie…

Voici donc quelques digiscopies réalisées depuis le P0 dans l’étroit couloir de vue qui permet des observations certes directes, mais néanmoins très distantes.

Quelque temps après, le rapace scrute le ciel, comme s’il attendait une arrivée…

La BalbuCam va bientôt enregistrer la tentative d’intrusion d’un congénère bagué rouge-orange au tarse droit :

 

Saison 3 : Après la reformation du couple, avant les trois pontes de 2018

Cette vidéo présente la synthèse des préparatifs effectués par le couple Sylva/Reda après ses retrouvailles.

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Les pontes se sont succédées à partir du 7 avril  :

10 avril :

13 avril :Bon, on ne les voit pas forcément très bien ici… Même si la BalbuCam s’est rapprochée du nid pour une vision plus proche.

En vidéo, bientôt, cela devrait être meilleur !

Les œufs de Pâques ?

Les oeufs de Pâques

 

L’aire du Grand Bois a vu tranquillement le retour de la reine de l’aventure, puis celui de son jeune compagnon : alors que nous venions de mettre en ligne le « En direct » de la BalbuCam, et que nous y assistions à une tentative de « squatt » d’une tierce femelle contestée par au moins deux autres, Sylva a fait son apparition le 15 mars à 13 heures. Quelques minutes après, celle qui s’y était invitée avait abandonné l’aire. Et une demi-heure après, Sylva devait faire face à une ultime et spectaculaire provocation avant de reprendre la haute main sur l’installation.

Reda a suivi deux jours après, le 17 mars. A peine arrivé, il a prouvé que son ardeur était intacte en tentant trois accouplements dans les minutes qui suivaient !

C’est la première fois en six ans que Sylva arrive si tôt. L’an dernier, c’était le 21 mars, mais trois fois elle n’était revenue qu’en avril, et même jusqu’au 19 de ce mois-là !

Les oeufs de Pâques
Les oeufs de Pâques
Les oeufs de Pâques
Les oeufs de Pâques
 

Toutes les actions rituelles concourant à la préparation de la reproduction ont aussitôt été observées : apport de poisson par le mâle ; rechargement du nid, d’abord pour reconstituer et renforcer les rives avec des branches mortes ; puis garnissage de la coupe avec des mottes d’herbes sèches.
De temps en temps, entre deux séquences de travaux, Reda, assez sûr de lui, a « remis ça » en se posant sur le dos de sa compagne, parfois avec une réussite apparente, parfois de façon plutôt dilettante.
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Tout est prêt pour ce que des milliers d’observateurs attendent : la ponte du premier oeuf, qui compte-tenu de la date d’arrivée du géniteur, pourrait très bien se situer … le dimanche ou le lundi de Pâques !

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Les oeufs de Pâques
Les oeufs de Pâques
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La triste météo qui nous a promené entre pluie et froid dans un ciel trop souvent gris et nuageux n’a pas permis de réaliser « hors-champ » des photos ou des digiscopies exceptionnelles des Balbuzards en ballade.

La Loire, encore haute et turbide, doit décourager les pêcheurs : on ne voit que peu de maraudes de ce côté là : il va falloir patienter, et attendre que les poussins attendus soient assez grands pour commencer à consommer de sérieuses quantités de poisson pour que les passages de Reda deviennent réguliers…

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En attendant, Sylva ne boude pas le perchoir.

Jusqu’ici, quand elle y était, on ne la devinait que grâce à son ombre. Grâce à l’élargissement du champ de la caméra, on voit sa queue lorsqu’elle y est présente : un gros progrès

Les oeufs de Pâques

Déjà du rififi sur l’aire BalbuCam !

L’aire du Grand Bois à Mardié est  prête.
Prête à accueillir les acteurs de l’aventure BalbuCam, saison 3 : la fidèle Sylva et son jeune compagnon Reda devraient s’y retrouver d’ici une quinzaine ou une vingtaine de jours.  Soyons tous là pour guetter leurs arrivées et leurs premières effusions…

L’ouverture du « En direct » est prévue aux alentours du 15 mars !
Bienvenue d’avance à ces deux remarquables Balbuzards pêcheurs dont nous devrions suivre avec passion et bonheur une nouvelle saison de reproduction. Bienvenue à nos fidèles « BalbuCamés », et bienvenue à tous les nouveaux « visiteurs uniques »/spectateurs », futurs « BalbuFans ». La parole aux observateurs/commentateurs dans le nouveau forum 2018  consacré à l’aire BalbuCam et au suivi de la fantastique saga qui s’y déroulera.

Depuis le départ en migration des cinq héros de la saison 2, l’équipe BalbuCam s’est activée pour vous apporter les améliorations promises. Nous avons choisi et commandé la nouvelle caméra, vous allez voir la différence. Jérôme a sélectionné un micro externe très performant et Jean-Marie lui a construit un abri « sur mesure ». Notre ingénieur/sorcier a adapté la chaîne de saisie et de transmission des données à ces nouveaux matériels. Il a également finalisé son système inédit de reconnaissance des oiseaux par leurs chants, qui valorise une nouvelle approche du milieu forestier.
Puis, in situ, nous avons complété et relancé le système ; Sylvain et Alban sont montés pour vérifier le nid, le dégager des repousses végétales ; pour démonter la caméra pionnière et remonter à sa place la nouvelle caméra. Ont suivi de délicates séquences de réglages, presque abouties.

C’est reparti pour six mois de suivi de la belle aventure naturelle.

Les premières observations dans les coulisses de la Saison 3… :

La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !

– La Buse variable

Le 21 février, alors que nous venions d’entrer dans la phase de réglages après changement de caméra, le nid a reçu la visite de cette Buse variable qui s’est posée à deux reprises en s’exprimant bruyamment. Une première visite assez brève ; la seconde beaucoup plus longue, 2′ 30″, avec beaucoup d’agitation et de postures ailes déployées et cris agressifs vis à vis d’un tiers. En fait une seconde Buse postée non loin, qui finit par s’envoler dans le champ de la caméra avant de disparaître, suivie par la protestataire.
Parade de séduction ou protection d’un territoire ? Un de nos « experts » penche pour la seconde hypothèse, même si le rapace ne manifestait aucun intérêt à s’approprier le nid lui-même.

La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !

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– La neige

La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !

Le 27 février à midi débute une chute de neige à gros flocons. Elle commence à blanchir le nid et les sols, mais ne dure pas.

– … Et le Rouge gorge

Avant l’arrêt de la caméra, un petit Rouge gorge vient se promener sur l’aire.

La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !

– Encore la neige…

Le 28 février la neige tombe à nouveau avec des températures très basses. Le mois de mars s’ouvre sur le nid couvert d’un manteau de plusieurs centimètres, sur lequel un petit animal a déjà laissé des traces…

La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !

– La Mésange bleue

La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !

Familière déjà l’an dernier, et souvent reconnue par son chant, elle inspecte le nid le 3 mars à 11h.

– Le premier Balbuzard pêcheur

La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !

Il se pose le 3 mars à 11h 26 sur le bord du nid, mais repart instantanément.
il s’agit de la femelle baguée rouge-orange 02.point, déjà vue sur l’aire l’an dernier le 20 mars, avant l’arrivée de Sylva.

– Le deuxième Balbuzard pêcheur

Le mercredi 7 mars , ce sont deux Balbus qui sont sur l’aire vers 13 h.

D’abord 1B, un des intrus de l’an dernier, se pose seul pendant une minute.  En fait, il faut se souvenir que 1B serait une femelle  baguée en 1995, ce qui lui confèrerait l’âge de… 23 ans !

Puis trois minutes après 1B revient, et joue les propriétaires lorsque se pointe 20point, celle qu’on a vue le 2 mars, venue aussi se poser sur le nid. Cela dure encore environ une minute.

A 13h 38, même genre de scène : 1B posé, 02. fait trois passages menaçants… avant que 1B ne parte à sa poursuite.
Depuis cette confrontation, c’est 1B qui est venue « squatter » quotidiennement l’aire du Grand Bois.

Le 8 mars, à l’heure du déjeuner. Puis dans l’après-midi, c’est sans doute elle encore qui maraude au dessus de la Loire pour pêcher.

Le 9 mars, depuis 9h du matin, jusqu’à un dérangement environ 1h plus tard. On la voit alors commencer à remanier les bords du nid en transférant du bois d’un bord à l’autre.

Après avoir fait ce travail, 1B a quitté l’aire à 10 heures quand un bucheron a fait un passage bruyant avec son tracteur.

A 11h47, elle est réapparue pour un bref « stop and go ».  Mais son envol a été suivi d’un choc sur la plaque alu censée empêcher nos amis de se poser sur la webcam… Bruit intriguant déjà entendu à plusieurs reprises précédemment.

Un doute surgit : il faut courir au pont d’observation  pour vérifier notre intuition  :Une première ! 1B fait preuve de beaucoup d’initiative et de fantaisie en trouvant le moyen de s’accrocher sur la pièce prévue pour l’en empêcher !

L’an dernier,  1B avait amorcé une semblable incrustation sur l’aire . Mais elle s’était fait chasser par Sylva dès son arrivée. Même motif, même punition : le retour de la femelle titulaire risque d’être chaud. Sauf si Reda arrive le premier et s’en charge !

 

Voilà…
Si l’on ajoute tous les oiseaux qui sont reconnus désormais par leurs chants et leurs appels dans l’environnement de la BalbuCam, on comprend qu’il se passe déjà de jolies choses sur l’aire du Grand Bois… Bientôt accessibles à vous tous par l’image du « En direct » de la BalbuCam !

 

 

2017, toute la saison 2 de reproduction !

15 septembre – 20 heures : comme en 2016, le « En direct »  s’éteint sur l’aire que nous avons observée jour après jour  pendant six mois, mais qui est maintenant désertée par Sylva, Reda et leurs trois jeunes Leny, Jéry et Kali.

 

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Maintenant, à la demande supposée générale, nous allons récapituler les grandes étapes de cette saison 2, la reproduction de  2017 :

 

Arrivée de Sylva : 21 mars

 

Titom ne revenant pas, « Invitation » de Reda le 29 mars

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                        1è ponte : 13 avril                                                               2è ponte : 16 avril                                                              3è ponte : 19 avril

.                 1è éclosion : 21 mai, Leny                                                   2è éclosion : 23 mai , Jéry                                               3è éclosion : 25 mai, Kali


Croissance au 23 juin

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Croissance au 5 juillet
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Envol de Leny  : 12 juillet…

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Envol de Kali : 15 juillet…
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Envol de Jéry : 16 juillet.

Ces envols marquent le début de la période de dispersion de la famille, avec quelques dates-clés :

Dernière vue des trois jeunes ensemble sur le nid le 17 août

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Lény vue la dernière fois avec Reda et un intrus le 22 août

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Dernière vue de Sylva sur le nid avec Reda le
25 août

 

Dernier passage de Reda seul
sur le nid  le
6 septembre

Si les protagonistes de cette aventure s’effacent ainsi de la scène que constitue l’aire de reproduction, ils n’ont pas forcément quitté les lieux proches ou les environs. Deux d’entre eux, notamment, restent visibles « hors-champ » en septembre.

Le mâle Reda semble être là pour « monter la garde » familiale, et est observé de façon récurrente en haut du grand Epicéa, lieu privilégié d’observation très proche du nid. On l’y verra jusqu’au 15 septembre.

Mais il y a aussi le « cas » Leny. La femelle, aînée des jeunes, a fait preuve pendant sa croissance d’une sorte de boulimie alimentaire, liée à une présence quasi-permanente sur l’aire en attente d’un nouvel apport de poisson à s’approprier. Elle semble avoir omis les apprentissages auxquels ses deux frères se sont adonnés, et ne pas avoir son autonomie alimentaire à l’heure où elle devrait partir seule en migration.
En tout état de cause, c’est elle qui vraisemblablement est photographiée en séquence de pêche devant le Mont le 23 septembre !.

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Reda en haut de l’Epicéa le
15 septembre

 

Lény plonge
encore ici le
23 septembre

 

 

Ainsi se termine le cycle de reproduction 2017. Ses débuts ont pu inquiéter : rivalités d’intrus avant l’arrivée des « titulaires » du nid ; non-retour de Titom ; remplacement par un mâle de trois ans, Reda, qui aurait pu manifester une certaine immaturité sexuelle, mais qui s’est révélé comme un parfait géniteur.
Alors tout le cycle de reproduction qui s’en est suivi a été  marqué par un déroulement parfait, les trois jeunes à l’envol concrétisant une belle réussite du nouveau couple.

Après ces envols, un constant suivi  photographique du « hors-champ » a permis aux passionnés de compléter, puis de prolonger leurs observations de la Saison 2 : c’est une des possibilités, tout à fait exceptionnelles, que le site BalbuCam a le plaisir de vous offrir !

 

A bientôt : rendez vous vers le 15 mars devant le direct de la Saison 3 !

 

Reda le plongeur

1er septembre 2017 – 15h 22

Reda circule près du fleuve, sans doute après un premier plongeon. Puis remonte à quelques dizaines de mètres et reprend sa maraude en scrutant l’eau, malgré le peu de lumière que le temps orageux lui ménage.

L’occasion se présente, il se jette en piqué.

Mais les conditions sont particulièrement difficiles : le plongeon n’est pas « récompensé » !
Reda  remonte le fleuve, puis reprend de l’altitude et part vers l’ouest pour poursuivre sa maraude…

Nouveau : le grand Épicéa devient l’arbre-perchoir familial des Balbus

14 août –  Jusqu’à présent, seuls Sylva et Reda  utilisaient le grand Épicéa comme perchoir en se tenant à son sommet, chacun à sa place : la femelle au nord, plus près du nid et plus haut (à droite de nos vues) ; et Reda côté Loire (à gauche).

Vers 11h 30, Sylva est bien visible à son emplacement habituel, mais devant elle, on peut observer  une grande tache blanche :

Le téléobjectif révèle la présence en façade d’un des jeunes de l’aire du grand Bois, vraisemblablement  Jéry.

Cette scène inédite méritant un agrandissement,  je cours chercher le matériel de digiscopie.  Mauvaise pioche, les deux oiseaux ont disparu quand je reviens.  Mais un Balbuzard tourne bien au dessus dans le ciel, il n’y a plus qu’à le suivre… jusqu’à ce qu’il se rapproche et qu’il vienne finalement rejoindre le poste de Reda, vers 11h 50.

A ceci près que quand Reda s’y trouve, on le voit distinctement au dessus de la végétation,  ce qui n’est pas le cas ici.

Là encore, les photos ne laissent aucun doute : ce n’est pas Reda, mais un des jeunes au plastron clair et non bagué, encore Jéry sans doute.
En observant tout cela à la lunette, voilà que l’œil est attiré par un mouvement plus bas dans l’Epicéa… Un battement d’ailes !!! Mais on ne voit pas grand chose, et la digiscopie est difficile en raison des ondes de chaleur qui troublent l’air. Et c’est seulement vers midi que cela se précise : on devine une silhouette de Balbuzard, mais plutôt tourné vers l’ouest :

Cela se situe juste sous le grand espace séparant le « toupet » du reste de l’arbre.

Il y a donc présentement deux jeunes perchés sur l’Epicéa !
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Vers 14h 20, retour aux observations. Nouvelle surprise :

En limite basse de visibilité, un jeune est perché à un nouvel emplacement !

Alors au moins deux jeunes, peut-être trois, utilisent maintenant le grand Épicéa comme perchoir !
Voilà sans doute une réponse aux questions que certains se posent sur les lieux où nos jeunes vont désormais pour dépecer les proies qu’ils réussissent à s’attribuer !