Dans la couvée de trois œufs de Sylva, la première éclosion a eu lieu le 18 mai. Deux jours après, le 20 mai au matin, on peut découvrir le deuxième poussin qui s’agite à côté du premier-né.
La femelle s’écarte, puis utilise quelques déchets de poisson glanés sur le nid pour un nourrissage sommaire de ses deux petits.
Ensuite Sylva s’envole pour un petit tour de détente. On voit alors les deux petits poussins s’agiter l’un contre l’autre au centre du nid : un joli moment dans cette dure vie sauvage !
Titom est descendu du perchoir et monte une garde rapprochée. La femelle revient avec du bois mort pour continuer à recharger les bords du nid. Avant de se remettre en position sur ses deux petits et sur son dernier œuf, et de reprendre sa patiente couvaison.
Vidéo montée et titrée par Sébastien Colas

13h25’07 » : Top départ !
Copie écran sur le site de l’abbaye dans l’apm
Bonjour, à quelle distance de leur nid se situe la Loire ? J’ai cherché dans les nombreux commentaires mais je n’ai pas trouvé. merci. Je trouve Vic super beau, je pencherais pour un mâle car il est beaucoup plus trapu que sa mère et sa tête est plus grosse aussi.
A quelques centaines de mètres (nous sommes volontairement imprécis…).
Comme nous l’avons déjà indiqué, c’est la femelle qui est la plus volumineuse et « trapue ». Donc, selon votre constat, Vic serait plutôt une femelle.
Chez les balbuzards, le vendredi aussi c’est poisson !
On sent Vic très tenté d’y aller, mais… sachant très bien que ce n’est pas encore le jour du Grand Bond en avant. Le 14 juillet serait très bien…
Pardon d’anticiper, mais quand Vic sera-t-il autonome (se nourrir et surtout pêcher lui-même) ? Je crois avoir compris sept semaines environ. Ce qui nous conduirait à début septembre. Or il me semble qu’à cette époque les femelles entreprennent déjà leur migration automnale. Pouvez-vous nous confirmer ?
En attendant, quelques questions qui resteront sans doute sans réponse.
En l’absence de baguage (j’ai bien noté votre réticence à l’égard de cette pratique!), peut-on savoir si nous avons affaire à Monsieur ou Madame Vic?
Quand Vic aura entrepris le grand voyage, quel(s) moyen(s) aurons-nous de savoir (dans trois ans, si j’ai bien compris) s’il est revenu? Je sais que les ailerons de certains cétacés (dauphins) permettent de les identifier un peu à la manière de nos empreintes digitales. Mais les balbuzards ? Auraient-ils des signes distinctifs infaillibles ?
Encore une fois mille mercis pour votre démarche. Ces images en particulier devraient nous rendre plus humble. Quel miracle que le Vivant!
Les migrations post-nuptiales s’étalent en principe de la fin août à la mi-septembre. Mais les moments exacts des départs échappent aux observations, et l’on ne connait pas de période de migration particulière des femelles. On constate plutôt en premier le départ des jeunes selon leur maturité, et les femelles jouent les prolongations en attendant que les plus jeunes soient partis.
Comme nous l’avons indiqué à plusieurs reprises, baguage ou non, on ne peut avoir à cet âge que des présomptions sur le sexe. On ne saura pas si Vic est revenu(e) ou non.
Le signe distinctif le plus intangible des Balbuzards est constitué par le dessin des plumes sombres sur le devant de la calotte crânienne chez les adultes…
C’est dire que la lecture de cette « carte d’identité » est réservée à de rares observateurs particulièrement expérimentés.
Emotion, c’est le mot juste en regardant cette vidéo. En découvrant comment un super prédateur comme le balbuzard pêcheur est capable d’autant d’attentions avec autant de délicatesse envers ses jeunes, on ne peut s’empêcher de s’identifier à cette famille. Ce comportement protecteur impose le respect et nous rapproche de ces oiseaux.
Savez-vous pourquoi Vic parfois dandine de la tête, comme une « danse » de la tête ?
Il le fait comme les autres Balbuzards, quand il essaie de localiser et/ou d’identifier quelque chose ou quelqu’un qui se présente dans son paysage de façon rapprochée.
Les yeux des Balbuzards sont très « perçants », mais leur disposition non frontale ne favorise pas toujours une vision optimale.
Vision binoculaire légèrement faussée au croisé devant le bec, ce qui l’oblige à dandiner latéralement la tête pour apprécier au mieux le point visé.
Le Circaète Jean-le-Blanc a les yeux un peu plus « aspect hibou » vu de face tandis que le balbuzard louche un peu plus avec regard un peu plus sévère.
Œil hyper sensible au mouvement et conformation des vertèbre cervicales permet une étonnante rotation dans les plans horizontal et vertical.
Vous remarquez qu’il ne regarde que d’un œil en penchant la tête pour identifier un congénère ou un autre volatile de passage dans son champ de vision.
Merci je comprends mieux ces mouvements.
Merci pour votre réponse :).
Pour l’instant, savourons le moment présent, le premier vol de Vic, son premier poisson… Cette famille n’aura pas fini de nous émerveiller et de nous surprendre ! Pour en revenir à la deuxième éclosion, j’ai ressenti la même émotion que la vision en direct ! Merci à Sébastien.
Superbe vidéo pour ceux qui ont raté ces merveilleux moments. Je n’ai pu m’empêcher de la partager sur facebook…Encore merci pour ces bons moments: j’attends avec impatience le décollage de Vic, tout en redoutant la fin de cette belle histoire.
Quelle magnifique vidéo, merci pour tous ces bons moments. Dommage qu’il y ai eu cette injustice de la nature, mais heureusement Vic est toujours là, et nous avons grand plaisir à le voir évoluer, encore MERCI ; et nous espérons que vous allez poursuivre votre belle histoire l’année prochaine, nous vous serons toujours fidèles.
Somptueux ! Merci.