2016, toute la saison de reproduction !

15 septembre : dernière journée où s’affiche encore « En direct » l’aire sur laquelle nos yeux ont été rivés pendant presque six mois, mais qui est maintenant désertée par Sylva, Titom et leur jeune, Vic.

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Maintenant, à la demande générale, nous allons récapituler les grandes étapes de cette saison de reproduction 2016 :

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Arrivée de Titom : 21 mars

Arrivée de Sylva : 23 mars


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. 1è ponte : 11 avril 2è ponte : 14 avril 3è ponte : 17 avril

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. 1è éclosion : 18 mai 2è éclosion : 20 mai 3è éclosion : 22 mai

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Mort du dernier poussin :
31 mai

Mort de l’avant dernier poussin : 2 juin
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Envol de Vic : 12 juillet..

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Dernier portrait de famille sur l’aire le 21 août…

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Départ en migration fin août – et place laissée aux Mésanges -.

Ainsi se termine le cycle de reproduction 2016, marqué par un début idéal ; mais dramatiquement perturbé au passage de mai à juin par plusieurs jours de pluies diluviennes sans précédent : l’équivalent d’un mois d’intempéries subies en quelques jours sur le Loiret, un record centenaire !

La faune a souffert autant que nos villages, et notre couple de Balbuzards n’a pas pu sauver des deux derniers-nés…

Sylva la nourricière et Titom le pourvoyeur de proies ont pu se concentrer sur l’alimentation et la croissance de Vic, le jeune devenu le point de mire de ses milliers d’observateurs. Au point que sa « disparition » lors de son envol a suscité beaucoup d’émotion !

Avec cet envol, malgré un patient suivi « hors-champ », le mystère n’a cessé de s’épaissir concernant l’ »enfant gâté » et ses apprentissages, suscitant parfois des commentaires contradictoires…

Le destin des jeunes, c’est bien de voler de leurs propres ailes et de s’en aller vivre leur vie… surtout s’ils sont oiseaux !

14 réflexions au sujet de « 2016, toute la saison de reproduction ! »

  1. Alors accompagnons donc spirituellement nos trois oiseaux vers leurs contrées lointaines et à l’année prochaine!
    Merci à vous.

  2. Tout cela est évidemment une belle aventure, mais suis-je seule à être un brin pessimiste? J’aimerais imaginer Vic sur le chemin de la migration, mais il reste un chaînon manquant entre envol du nid et grand départ, il me semble… Alors? Alors nous ne saurons jamais, mais nous avons toutes ces belles images dans notre tête jusqu’à l’année prochaine et l’espoir de les revoir. Et laissons leur donc leur part de mystère.
    Merci.

  3. Tout est dit dans ce reportage sur la saison 2016. Les photos retracent tous les sentiments et toutes les émotions que nous avons vécus avec vous jour après jour. Un magnifique condensé. Merci pour tout et cette réussite extraordinaire de BALBUCAM.
    Rendez-vous en 2017.

  4. Merci pour vos réponses qui ont éclairé ma lanterne. C’est vrai que c’est compliqué et il faut laisser une part de mystère à tous ces migrateurs, ne pas chercher à tout prix le pourquoi du comment comme j’ai tendance à le faire ! D’autre part, s’il n’y avait pas de migration, on ne pourrait pas se réjouir de les voir revenir, l’attente sera certes longue mais on tiendra bon !
    Merci aussi pour votre récapitulatif et cette dernière photo de famille. Séquence émotion !
    Amicalement. Liliane

  5. Bravo et merci de nous aider à mieux apprécier ces oiseaux, animaux, autres « terriens » qui nous cotoient et que les humains trop souvent maltraitent …. Nous attendrons mars 2017 avec …. patience !

  6. Notre feuilleton printemps-été 2016  » une famille formidable version balbus  » est terminé et nos acteurs nous manquent déjà …. Oiseaux attachants et expressifs , on pourrait même y ajouter des bulles sur les magnifiques photos que vous envoyez . Encore merci pour ces instants , voire même ces heures où je suis restée scotchée à mon écran , en admiration devant le comportement exemplaire de ces oiseaux . Certains dits  » humains  » pourraient prendre modèle !!! Mille mercis à toute votre équipe .

  7. Quelle merveilleuse aventure que celle des balbuzards, que nous avons suivie pratiquement en entier grâce à l’émission de France Inter « Carnets de campagne » ou nous avons découvert votre site.
    Encore mille bravos pour votre initiative.
    Vivement l’an prochain.

  8. j’ai étudié hier sur internet le phénomène migratoire des oiseaux. Si j’ai bien compris, c’est une question de survie : ils migrent là où la nourriture est la plus abondante dans des contrées dont le climat leur est plus favorable ; pour les oiseaux insectivores, il est vrai qu’en hiver chez nous ils ne trouvent plus guère de quoi se nourrir. Mais pour les oiseaux qui se nourrissent de poissons comme le balbuzard, la Loire manquerait-elle de poissons ? Ou bien le niveau d’eau serait-il trop élevé ? Ou les poissons nageraient-ils trop en profondeur ? Ou les jours seraient-is trop courts ? Les lacs peuvent geler, mais la Loire ? On me dit que dans une même espèce, certains migrent et d’autres pas. A toutes ces questions je n’ai pas trouvé de réponses. Tous ces oiseaux qui migrent, que font-ils pendant six mois, sinon se nourrir pour survivre afin de revenir plein de forces afin de se reproduire ?
    Amicalement. Liliane

    1. Qui sait exactement pourquoi les papillons Monarque font par millions ces migrations invraisemblables du Canada au Mexique et retour, le point d’arrivée au Mexique étant invariable ? C’est un des plus beaux et poétiques mystères de la vie.
      Il se peut que les migrations mêlent des « traditions » ancestrales, parfois devenues déraisonnables en raison de changements, avec des motivations « bassement » matérielles touchant effectivement à la nourriture ou à la résistance aux intempéries.
      Concernant « nos » Balbuzards pêcheurs, leur reproduction sous le soleil du lac Tchad serait problématique. En hiver, la Loire était autrefois traversable à pied sec en cas de gels violents. Mais des embâcles de glace continuent à se former régulièrement. Même sans elles, la pêche dans le grand fleuve est parfois impossible par manque de visibilité.
      Il y a quelques années, un jeune nommé Tom avait été équipé d’une balise Argos : au lieu de passer Gibraltar, il est remonté s’installer pour l’hiver à l’embouchure du Tage au Portugal. Quelques individus se sont installés sur notre côte sud-ouest : comme les Corses, ils ne font pas la grande migration. Quant à ceux de l’Ile des Pins en Nouvelle Calédonie, ils ne quitteraient leur bagne paradisiaque sous aucun prétexte.
      Bref, c’est compliqué  

      1. Les questions posées ici par Liliane sont très pertinentes. Merci à elle. Ce forum est, sans aucun doute, très enrichissant.
        Quant à vous, vos explications ne le sont pas moins, bien au contraire.
        Vous savez toujours apporter un petit quelque chose qui permet d’en savoir un peu plus sur le comportement de ces oiseaux, ainsi que sur leur migration. Sujet assez compliqué, il faut bien le dire.

        Avec l’aventure que nous avons tous vécue, d’aucuns ont certainement eu la curiosité d’en connaître davantage et Internet est un excellent outil pour cela.
        Encore une preuve de la réussite de votre projet. Les « Balbucamés » ont apprécié et en redemandent. Ils seront présents au printemps prochain pour les retrouvailles avec Titom et Sylva.

        Merci pour la récap de la saison de reproduction et merci pour la photo avec la mésange sur le nid.

  9. Mille mercis à vous toutes et tous qui nous ont fait vivre une histoie naturelle passionnante.
    A l’année prochaine j’espère.

    Un riverain ligérien qui aperçoit de temps en temps des balbus et qui se demande si ça n’est pas l’un de vos acteurs.

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