Nouveau : le grand Épicéa devient l’arbre-perchoir familial des Balbus

14 août –  Jusqu’à présent, seuls Sylva et Reda  utilisaient le grand Épicéa comme perchoir en se tenant à son sommet, chacun à sa place : la femelle au nord, plus près du nid et plus haut (à droite de nos vues) ; et Reda côté Loire (à gauche).

Vers 11h 30, Sylva est bien visible à son emplacement habituel, mais devant elle, on peut observer  une grande tache blanche :

Le téléobjectif révèle la présence en façade d’un des jeunes de l’aire du grand Bois, vraisemblablement  Jéry.

Cette scène inédite méritant un agrandissement,  je cours chercher le matériel de digiscopie.  Mauvaise pioche, les deux oiseaux ont disparu quand je reviens.  Mais un Balbuzard tourne bien au dessus dans le ciel, il n’y a plus qu’à le suivre… jusqu’à ce qu’il se rapproche et qu’il vienne finalement rejoindre le poste de Reda, vers 11h 50.

A ceci près que quand Reda s’y trouve, on le voit distinctement au dessus de la végétation,  ce qui n’est pas le cas ici.

Là encore, les photos ne laissent aucun doute : ce n’est pas Reda, mais un des jeunes au plastron clair et non bagué, encore Jéry sans doute.
En observant tout cela à la lunette, voilà que l’œil est attiré par un mouvement plus bas dans l’Epicéa… Un battement d’ailes !!! Mais on ne voit pas grand chose, et la digiscopie est difficile en raison des ondes de chaleur qui troublent l’air. Et c’est seulement vers midi que cela se précise : on devine une silhouette de Balbuzard, mais plutôt tourné vers l’ouest :

Cela se situe juste sous le grand espace séparant le « toupet » du reste de l’arbre.

Il y a donc présentement deux jeunes perchés sur l’Epicéa !
.

Vers 14h 20, retour aux observations. Nouvelle surprise :

En limite basse de visibilité, un jeune est perché à un nouvel emplacement !

Alors au moins deux jeunes, peut-être trois, utilisent maintenant le grand Épicéa comme perchoir !
Voilà sans doute une réponse aux questions que certains se posent sur les lieux où nos jeunes vont désormais pour dépecer les proies qu’ils réussissent à s’attribuer !

 

 

15 réflexions au sujet de « Nouveau : le grand Épicéa devient l’arbre-perchoir familial des Balbus »

  1. Bonjour Jean Marie,
    Depuis deux jours je ne vois qu’ un balbu dans le nid. Est ce la mère Sylva ?
    L’année prochaine vous remettez la caméra près de l’arbre pour les observer ? J’espère que oui…
    Un GRAND MERCI pour vous et pour toute l’équipe.
    Amicalement
    Brigitte

    1. Non, vous n’avez pas dû regarder aux bons moments : Reda et Sylva se sont beaucoup montrés hier, assez peu aujourd’hui. Mais les photos montrées dans le Forum par Vincent prouvent que Reda n’est jamais très loin…
      Une caméra redémarrera vers le 15 mars 2018 dans la même position, mais elle sera améliorée notamment concernant le son.

    1. Les Balbuzards ayant nidifié en Europe repartent très majoritairement vers le sud entre la dernière semaine d’août et le 15 septembre. Comme nous l’avons indiqué dans la série d’articles sur les migrations que vous trouverez dans la section « Blog », ils partent seuls. Et des observations variées permettent de penser qu’il n’y a pas de règle concernant l’ordre des départs.
      Sur notre aire, nos observations semblent montrer que Sylva reste la dernière, peut-être pour faire « voiture balai »

    1. Quand ? Actuellement, dans la période séparant l’apprentissage du vol et le départ en migration.
      Comment ? Les jeunes, un ou plusieurs, accompagnent les adultes, principalement le mâle qui continue à approvisionner : on les entend siffler régulièrement, probablement pour garder un contact avec le groupe. Arrivés sur la Loire ou sur un étang, ils peuvent observer les manœuvres nécessaires à la capture d’une proie. Ils les imitent maladroitement : simulations de plongeons suivi d’un « refus » au dernier moment, absence ou mauvais ciblage d’un poisson, pas assez de hauteur pour prendre la vitesse etc. Puis essais de plongeons effectifs à répétition, mais sans ciblage de proies. Puis premières captures et auto-alimentation au moins partielle.
      Pour le moment, seul Kali a été vu débarquer sur l’aire portant à la serre avec fierté avec un petit poisson qui devait probablement être sa première prise.

  2. Merci Jean-Marie pour ce complément d’information,c’est vrai que les branches de cet arbre sont plus espacées donc plus accessibles aux grands oiseaux,les feuillus sont réservés aux petits gabarits,la nature est bien faite!

  3. Ah, le grand Épicéa, les jeunes ont trouvé cet arbre perchoir plutôt sympa : on y mange sans le stress de se faire voler sa proie, on y dort peut-être, la place ne manque pas, la vue est imprenable. Sylva puis Reda ont fait sans conteste le bon choix !

    1. La proximité du nid est un critère majeur. Pour le reste, c’est surtout que les branches de ce conifère sont plus facilement accessibles que celles des feuillus, Chênes ou Chataigniers dont les frondaisons sont assez inaccessibles aux rapaces d’une certaine dimension.

  4. Bonjour Jean Marie le Poirot de Mardié,
    Je vois qu’avec votre lunette dit la « digiscopie » vous avez débusqué nos merveilleux balbuzards. Maintenant le mystère est résolu. C’est merveilleux de les voir évoluer.

  5. Le suspense a pris fin. Le mystère est résolu grâce à vos observations constantes et votre talent de photographe. Merci Jean-Marie. Ils nous en réservent des surprises nos balbuzards préférés !

  6. Oui ! Mais bien sûr !
    Aujourd’hui, à plusieurs reprises on a vu un petit ou un autre s’envoler avec sa proie.
    Mais où pouvaient-ils aller ?
    Voilà le mystère résolu.
    C’est quand même mieux de déjeuner en paix !

    Merci Jean-Marie, fin limier…

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