Déjà du rififi sur l’aire BalbuCam !

L’aire du Grand Bois à Mardié est  prête.
Prête à accueillir les acteurs de l’aventure BalbuCam, saison 3 : la fidèle Sylva et son jeune compagnon Reda devraient s’y retrouver d’ici une quinzaine ou une vingtaine de jours.  Soyons tous là pour guetter leurs arrivées et leurs premières effusions…

L’ouverture du « En direct » est prévue aux alentours du 15 mars !
Bienvenue d’avance à ces deux remarquables Balbuzards pêcheurs dont nous devrions suivre avec passion et bonheur une nouvelle saison de reproduction. Bienvenue à nos fidèles « BalbuCamés », et bienvenue à tous les nouveaux « visiteurs uniques »/spectateurs », futurs « BalbuFans ». La parole aux observateurs/commentateurs dans le nouveau forum 2018  consacré à l’aire BalbuCam et au suivi de la fantastique saga qui s’y déroulera.

Depuis le départ en migration des cinq héros de la saison 2, l’équipe BalbuCam s’est activée pour vous apporter les améliorations promises. Nous avons choisi et commandé la nouvelle caméra, vous allez voir la différence. Jérôme a sélectionné un micro externe très performant et Jean-Marie lui a construit un abri « sur mesure ». Notre ingénieur/sorcier a adapté la chaîne de saisie et de transmission des données à ces nouveaux matériels. Il a également finalisé son système inédit de reconnaissance des oiseaux par leurs chants, qui valorise une nouvelle approche du milieu forestier.
Puis, in situ, nous avons complété et relancé le système ; Sylvain et Alban sont montés pour vérifier le nid, le dégager des repousses végétales ; pour démonter la caméra pionnière et remonter à sa place la nouvelle caméra. Ont suivi de délicates séquences de réglages, presque abouties.

C’est reparti pour six mois de suivi de la belle aventure naturelle.

Les premières observations dans les coulisses de la Saison 3… :

La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !

– La Buse variable

Le 21 février, alors que nous venions d’entrer dans la phase de réglages après changement de caméra, le nid a reçu la visite de cette Buse variable qui s’est posée à deux reprises en s’exprimant bruyamment. Une première visite assez brève ; la seconde beaucoup plus longue, 2′ 30″, avec beaucoup d’agitation et de postures ailes déployées et cris agressifs vis à vis d’un tiers. En fait une seconde Buse postée non loin, qui finit par s’envoler dans le champ de la caméra avant de disparaître, suivie par la protestataire.
Parade de séduction ou protection d’un territoire ? Un de nos « experts » penche pour la seconde hypothèse, même si le rapace ne manifestait aucun intérêt à s’approprier le nid lui-même.

La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !

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– La neige

La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !

Le 27 février à midi débute une chute de neige à gros flocons. Elle commence à blanchir le nid et les sols, mais ne dure pas.

– … Et le Rouge gorge

Avant l’arrêt de la caméra, un petit Rouge gorge vient se promener sur l’aire.

La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !

– Encore la neige…

Le 28 février la neige tombe à nouveau avec des températures très basses. Le mois de mars s’ouvre sur le nid couvert d’un manteau de plusieurs centimètres, sur lequel un petit animal a déjà laissé des traces…

La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !

– La Mésange bleue

La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !

Familière déjà l’an dernier, et souvent reconnue par son chant, elle inspecte le nid le 3 mars à 11h.

– Le premier Balbuzard pêcheur

La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !
La Saison 3 sur la ligne de départ : à vous de jouer, Balbuzards !

Il se pose le 3 mars à 11h 26 sur le bord du nid, mais repart instantanément.
il s’agit de la femelle baguée rouge-orange 02.point, déjà vue sur l’aire l’an dernier le 20 mars, avant l’arrivée de Sylva.

– Le deuxième Balbuzard pêcheur

Le mercredi 7 mars , ce sont deux Balbus qui sont sur l’aire vers 13 h.

D’abord 1B, un des intrus de l’an dernier, se pose seul pendant une minute.  En fait, il faut se souvenir que 1B serait une femelle  baguée en 1995, ce qui lui confèrerait l’âge de… 23 ans !

Puis trois minutes après 1B revient, et joue les propriétaires lorsque se pointe 20point, celle qu’on a vue le 2 mars, venue aussi se poser sur le nid. Cela dure encore environ une minute.

A 13h 38, même genre de scène : 1B posé, 02. fait trois passages menaçants… avant que 1B ne parte à sa poursuite.
Depuis cette confrontation, c’est 1B qui est venue « squatter » quotidiennement l’aire du Grand Bois.

Le 8 mars, à l’heure du déjeuner. Puis dans l’après-midi, c’est sans doute elle encore qui maraude au dessus de la Loire pour pêcher.

Le 9 mars, depuis 9h du matin, jusqu’à un dérangement environ 1h plus tard. On la voit alors commencer à remanier les bords du nid en transférant du bois d’un bord à l’autre.

Après avoir fait ce travail, 1B a quitté l’aire à 10 heures quand un bucheron a fait un passage bruyant avec son tracteur.

A 11h47, elle est réapparue pour un bref « stop and go ».  Mais son envol a été suivi d’un choc sur la plaque alu censée empêcher nos amis de se poser sur la webcam… Bruit intriguant déjà entendu à plusieurs reprises précédemment.

Un doute surgit : il faut courir au pont d’observation  pour vérifier notre intuition  :Une première ! 1B fait preuve de beaucoup d’initiative et de fantaisie en trouvant le moyen de s’accrocher sur la pièce prévue pour l’en empêcher !

L’an dernier,  1B avait amorcé une semblable incrustation sur l’aire . Mais elle s’était fait chasser par Sylva dès son arrivée. Même motif, même punition : le retour de la femelle titulaire risque d’être chaud. Sauf si Reda arrive le premier et s’en charge !

 

Voilà…
Si l’on ajoute tous les oiseaux qui sont reconnus désormais par leurs chants et leurs appels dans l’environnement de la BalbuCam, on comprend qu’il se passe déjà de jolies choses sur l’aire du Grand Bois… Bientôt accessibles à vous tous par l’image du « En direct » de la BalbuCam !

 

 

La Loire d’ici, une beauté vue du ciel

UNE COURTE VIDÉO SUR LA LOIRE, A NE PAS MANQUER !

Ce dernier week-end, une petite équipe  de nos sympathisants a réalisé à Mardié, sur le site menacé, une courte vidéo.

Elle présente des vues d’ensemble de la Loire à la croisée du territoire des Balbuzards dont  BalbuCam vous a parlé depuis deux ans… Mais qui est aussi l’emplacement du projet routier qui nous menace et que nous refusons. Beaucoup de ces images ont été prises par un drone dans de très bonnes conditions. Elles sont accompagnées de commentaires évoquant les impacts désastreux prévisibles que provoqueraient la construction de la déviation et du pont. Et de quelques photos animalières prises sur place, extraites de notre blog Loire & biodiversité.
Les images « vues du ciel » sont superbes, très limpides, lisibles et démonstratives, la météo et les couleurs de l’automne aidant. Le présentateur « passe bien », il est aussi convaincant que convaincu. Le montage de séquences variées (dont les quelques magnifiques photos animalières évite toute longueur.

Ne manquez pas d’y consacrer moins de trois minutes !

 

Quand Reda sort un Hotu de l’eau

09/05/2017 –  11h 35 – Reda a pêché en Loire. Un joli petit Hotu tout frétillant, mais certainement interloqué de se retrouver privé de son milieu aquatique… Quelques minutes après, il s’extrait du Val et prend de l’altitude.


C’est ainsi, chez les Balbuzards : sortis de l’eau, ils  s’ébrouent pour se débarrasser du liquide qui alourdit leur plumage ; puis, en prenant de l’altitude, ils se débarrassent tant bien que mal des oiseaux harceleurs qui aimeraient bien leur soustraire leur proie ; ils entament alors une longue montée en spirale, en utilisant les courants ascendants. Ils montent juste assez haut pour que le retour à l’aire se fasse en direct, totalement en vol plané.
C’est dans cette phase de montée que nous l’apercevons, et que nous le photographions alors qu’il tourne au dessus de la prairie du Mont.

Mais par un beau concours de circonstances, Reda avait déjà été suivi et (très bien) photographié par un visiteur des bords de Loire, rive sud, qui désormais intervient sur notre Forum sous le pseudo de Chrisdef.


Revenons à la montée de Reda chargé au dessus de la prairie du Mont :

Dès que Reda a disparu derrière les frondaisons du Grand bois, nous observons le nid sur BalbuCam pour voir si Reda y débarque immédiatement. Mais non, il n’y a pas réapparu tout de suite. C’est donc qu’il est entrain de dégager la tête du poisson avant de le livrer à Sylva.

 

Livraison qui intervient juste avant midi.

Sylva récupère la proie avec son bec, puis l’accroche avec ses serres avant de quitter l’aire pour aller prendre son repas à l’extérieur.

Reda prend immédiatement le relais sur la couvée.

Voilà un moment des moments forts vécus sur le site BalbuCam, le seul où en plus des vues « En direct » du nid continues, on peut observer par moments ce qui se passe « hors-champ » !

11 avril 2017 : Les détails d’une pêche éclair

Ce matin là, Reda s’affirme comme un champion en bouclant sa pêche… en moins de 10 minutes !

Nous l’avons vu partir de l’aire du Grand Bois à 10h 40 .  Et nous étions là à son arrivée près de la Loire, ce qui nous a permis de  suivre toutes les étapes de son parcours : maraude, plongeon rapide, pêche d’un poisson très lourd et très difficile à extraire de l’eau. Puis montée et sortie du Val avec, dès l’extraction du fleuve, une épreuve classique : le harcèlement d’un Goéland leucophée particulièrement agressif.

Retour de Reda à 10h 49 au Grand Bois chargé de son méga-poisson, qui probablement n’est pas loin de peser aussi lourd que lui-même.

Voilà, 9 minutes en tout et pour tout pour ce cycle de pêche, c’est une performance exceptionnelle… facilitée évidemment par la faible distance entre le nid et la ressource de nourriture.

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Reda ne s’est pas posé sur le nid, mais sur une branche-perchoir où il commence à « attaquer » la tête avant de passer le poisson à sa compagne.

Cependant, quelques minutes plus tard, une « alerte-intrusion » le ramène sur la plateforme, dont il va redécoller immédiatement… sans avoir lâché sa proie : il va devoir porter sa lourde pêche pendant la grande poursuite aérienne qui s’ensuivra…

 

Les trois jours du Circaète

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Chers Balbucamés, en attendant de nouvelles vidéos ou de nouveaux articles concernant la saison 2016 que nous ne voudrions pas oublier, nous vous proposons de faire connaissance d’un autre rapace migrateur rare, le Circaète Jean-le-Blanc. Et ce, en partageant le dernier article de notre blog Loire & biodiversité Sachant que le format des photos sera plus grand ici que sur le blog, Blog que nous vous conseillons de suivre en vous abonnant à sa newsletter – à moins que cela ne soit déjà fait.

24 /09/2016 – 15h 15

Rendez-vous rituel, attendu avec impatience : comme chaque année après l’été, après le départ des Balbuzards pêcheurs, et très certainement entre la fin de son cycle de reproduction et son départ en migration, le Circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus) que nous avons surnommé Circalat revient chasser au-dessus de la plaine du Mont, et se poser par moments sur la cime des grands Peupliers, au fond de la prairie du Mont…

Le Circaète est économe d’énergie : il sort de préférence aux heures chaudes, lorsque l’ensoleillement du sol ou du fleuve crée des « ascendants » porteurs. Cela lui permet de longs vols planés pendant lesquels il n’utilise que sa queue déployée comme gouverne.

Dès que sa vue perçante détecte un reptile, il passe en mode « vol stationnaire » qui  lui, par contre, demande un battement d’aile régulier et rapide : s’il se prolonge, il devient exigeant en énergie.
Ce « vol du saint esprit« , comme on le surnomme, est incroyablement stable, même quand il y a du vent, et peut durer plusieurs minutes. Ce rapace est d’ailleurs le seul que j’aie pu photographier en « digiscopie », procédé qui demande un certain délai de préparation avant de pouvoir prendre le premier cliché… et que le sujet ne change pas de place pour les suivantes !
110831-15serrDigiscopie du 31 août 2011
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Les Corneilles prennent un malin plaisir,  en profitant de ces périodes d’immobilité absolue, à venir s’attaquer aux Circas. Pendant le long quart d’heure que Circalat passera ce jour-là au dessus du Mont, il sera harcelé plusieurs minutes par un de ces corvidés qui semblait bien décidé à perturber son battement d’ailes…Mais le rapace a toujours gardé sa stricte immobilité, et visiblement il n’a décroché que lorsqu’il a dû renoncer à la proie qu’il observait.

Le 26, Circalat revient presque à la même heure. Mais même s’il ne reste que quelques minutes dans notre champ de vision, la séance est très excitante : d’abord il arrive de l’ouest avec un second individu (sa compagne, son rejeton ?) ; celui-ci reste éloigné et disparaît assez vite vers l’est ; mais Circalat lui-même me survole assez bas, à 20 ou 30 mètres : avoir ce magnifique oiseau presque plein-champ dans son viseur est un moment rare, presque indescriptible.

Le 27, peu avant 15 heures, Circalat est de retour au rendez-vous aérien, toujours en provenance de l’ouest. Mais après quelques circonvolutions, et sans s’être mis en pause stationnaire, il disparaît au bout de deux minutes du côté des bois.

Téléobjectif monté sur tripode, je m’avance sur la prairie, à couvert quand c’est possible, pour agrandir mon champ de vision : mais plus rien, trop tard ! Surprise, une ombre arrivée dans mon dos me survole ; et un très gros oiseau se pose… à sa place habituelle, sur une branche en boucle en haut d’un peuplier du fond de la prairie. Depuis cet affût, Circalat peut surveiller un chemin de terre où les passages des couleuvres doivent être particulièrement visibles, et il lui est arrivé d’y rester des dizaines de minutes consécutives, voire d’y revenir plusieurs fois.de suite.

Plus près de l’arbre-support, partiellement caché par l’ombre d’un noyer, et sans la risque de flou, fréquent lorsqu’on tient un 600 mm à bout de bras, je peux ainsi  prendre une bonne série de photos assez rapprochées… presque autant que les digiscopies des années précédentes.

Ce retour récurrent, année après année depuis 2011, soit six ans, du même Circaète atteste de la présence d’un couple reproducteur à proximité du Grand Bois.

Mais, pas plus que la Bondrée apivore – que nous avons encore vue il y a quelques jours – , le Circaète Jean-le-Blanc ne figure dans « la liste » maudite :celle des oiseaux protégés pour lesquels le Conseil Départemental va demander auConseil National de la Protection de la Nature (CNPN) des dérogations pour pouvoir les détruire.

Tout cela afin de faire passer le goudron d’une déviation routière inutile et destructrice de près de 30m de large…

Nous vous en reparlerons, car l’aire de Balbuzards et sa BalbuCam sont…dans le collimateur.
De beaux nids-surprises de dernière minute seraient-ils encore à attendre ?

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Titom or not Titom ? Et Vic ?

Mardi 6 septembre, 19h 30  :  une séance d’observations depuis notre petit « Belvédère Genevoix » au Mont se termine. Pas grand chose à voir, le cortège  habituel des sédentaires, mais pas un seul canard. Peu de migrateurs.  A croire qu’avec un étiage à nouveau sévère, la pollution aux hydrocarbures de décembre dernier aurait réapparu et dissuaderait certaines espèces de venir y tremper leurs becs !

C’est toujours quand on vient de replier le matériel et de s’en charger qu’il se passe quelque chose ! On repose en catastrophe, et le temps de réarmer le téléobjectif, le Balbuzard est arrivé en face et passe en vol battu, rapide. Rien d’une maraude de pêcheur, il ne jette même pas un coup d’œil sur l’eau…
Six photos en tout, heureusement relativement nettes, avant qu’il ne disparaisse derrière un Peuplier noir en filant vers l’ouest.

 

Que disent ces photos ?

D’abord une tête qui nous parle : tout à fait le profil familier de Titom,  avec un bandeau noir plutôt épais et droit ; le bec court d’un mâle.

Quoi d’autre ? Sur les cinq photos exploitables, seul le tarse droit est visible. On devine une bague alu « muséum », dont la patte de fixation ressort plusieurs fois en contre-jour. Mais on ne voit pas la bague plastique du tarse gauche, présumée orange.

Bon, Titom n’est pas le seul à porter la bague alu au tarse droit, certes. Mais, dans un contexte où on n’a pas vu un Balbu depuis des jours, la probabilité pour que ce soit lui est forte. Un migrateur venu d’ailleurs ne ferait sans doute pas un tel déplacement,  il serait en recherche de poisson… ou en vol nord/sud.

Nous en faisons le pari : alors que nous pensions les trois Balbuzards de Mardié partis en migration, au moins un d’entre eux tourne encore dans le secteur…

Mercredi 7 septembre, 17h 30  :
Même motif, même punition ! Alors que je quitte mon belvédère, un Balbu vient de l’ouest, sauf que lui tourne, descend comme s’il allait plonger, remonte… Revient, disparaît, revient… Scrute l’eau…

 

… Et finalement part lui aussi vers l’ouest.

Un peu plus tard, depuis le coteau, on le verra « grimper au ciel » très très haut, au point de flirter avec les Airbus qui déchirent le ciel de leurs traces blanches.

Alors, après Titom,  ce Balbu non bagué ne serait-il pas Vic, par hasard ? Vous rendez-vous compte, quel coup de théâtre ce serait !

Ce plumage très régulier pourrait être celui d’un jeune, même si l’on ne distingue pas vraiment de plumage « écaillé » sur les  photos où on voit le dos.
Mais il y a quelque chose qui ne colle pas : le bandeau noir qui arrive aux yeux est ici énorme, et droit. Celui de Vic était épais, mais beaucoup moins. et présentait de profil une sorte d’angle à 90° en son milieu.

Nous n’avons pas encore le diagnostic de Maître Alban, mais nous disons : non, ce n’est pas Vic !

Toujours de l’incertitude, voire du mystère… Fermez le ban !

 

Fidèles Balbucamés, quelques infos…

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Depuis quelques jours, à part un passage furtif de Titom, plus personne sur le nid des Balbuzards chéris des Balbucamés ! (Si, une mésange, lundi juste après 8h…).  Nous comprenons leur commentaires désespérés, mais qui sait… Car ils ne sont pas loin, les bougres !

En effet, les jours derniers, l’Épicéa a reçu des visites récurrentes, surtout les matins et parfois en fin des après-midis : c’est souvent Sylva qui y est restée longuement, mais Titom est venu souvent la rejoindre. Il faut avouer que Vic ne se montre plus beaucoup. Plus du tout. On l’entendait bien encore « couiner » il y a quelques jours, mais plus maintenant.

Sur cette photo, prise ce matin à 8h 30, notre couple attend très tranquillement…  Quoique Sylva torde le cou assez souvent, comme si elle attendait quelqu’un dans le ciel.

Cette photo mérite un commentaire et une remarque :
– Elle a été prise à… plus de 600 mètres de distance ! Un exemple des incroyables performances que l’on peut obtenir avec la technique de « digiscopie ».
– Et qu’y voit-on, en dehors de nos oiseaux ? Eh bien vous l’aviez tout de suite remarqué : le haut de l’Epicéa, tout hérissé de branchouilles molles lors de l’envol de Vic le 12 juillet, est devenu progressivement une aire, une amorce de nid chargé de bois sur lequel nos Balbus peuvent stationner sans fatigue, voire bouger… Voire manger, ou donner à manger à Vic  : qui sait, on ne peut pas tout observer…

Pourvu qu’ils n’aient pas l’idée d’y déménager pour 2017 : nous serions tous « marrons », comme on dit !

Et puis voici une seconde photo prise sur la Loire  hier peu après 18h : Titom s’était soigneusement planqué derrière un grand Peuplier noir pour plonger, et volait vers Saint-Aignan au nord. Je suis remonté en vitesse du Belvédère, mais n’ai pas vu l’oiseau sortir sur le coteau pour aller au grand Bois. Où s’était-il arrêté ?
Qui sait,  Vic l’attendait peut-être sur la rive pour un « fast food »… ?160830 (10)a

Hors-champ (A suivre…)

Puisque nous allons parler du « hors-champ », une courte parenthèse concernant la sanglante actualité : nous devons le même respect et le même amour à l’espèce humaine qu’aux autres espèces animales. Mais force nous est de reconnaître une fois de plus que notre espèce prétendument « intelligente » est sans doute la seule sur la planète dont les individus s’en prennent avec régularité et avec obstination à leurs semblables, en en massacrant aveuglément par dizaines, ou en leur faisant des guerres désastreuses et interminables dont les victimes se chiffrent parfois par millions.
La seule aussi à détruire irréversiblement l’environnement dont elle (comme le reste de la biodiversité) a un besoin vital, pour la seule satisfaction de ses jouissances à court terme.

Respecter, résister et défendre inconditionnellement la Nature, la préserver pour le long terme, c’est aussi être véritablement « humaniste »…

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Revenons à nos moutons… à nos Balbus !

Il nous faut le redire : les oiseaux n’ont pas de « maison ».
Leurs nids ne sont que des instruments utilisés temporairement pour la reproduction.

Avant le début du cycle, l’aire des Balbuzards pêcheurs est le lieu des retrouvailles ;  et le nid appelle chaque année, quoi qu’il arrive, des aménagements supplémentaires, des surélévations, avec des matériaux apportés de l’extérieur.

Et quand la reproduction a abouti, c’est à dire quand les jeunes sont tous à l’envol, il est progressivement délaissé : il servira encore pendant un moment de dépôt-relais pour les livraisons de la FNAC de poissons, tant que ces jeunes ne seront pas totalement autonomes pour leur alimentation.

Même s’ils sont capables de dépecer eux-mêmes les proies, ils peuvent encore accepter que Sylva leur donne la becquée au nid. C’est le cas cet après-midi du samedi 16 juillet vers 17h.

Désormais, la plupart des rendez-vous visibles sur le nid seront donc « alimentaires ».

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Pauvres BalbuCamés : vous allez être en manque !
Vous allez devoir  « redescendre » !

Car le monde est vaste autour des petits mètres-carrés de la plateforme que vous avez scrutés jour après jour ! Et dans cette vastitude, il y a ce que l’on voit, et ce que l’on ne voit pas…

Habituellement, sur d’autres sites, on ne voit quasiment rien : au mieux, un, deux ou trois perchoirs « annexes », des branches dégagées sur des arbres morts en général, sur lesquels nos oiseaux vont se tenir… par moments. C’est tout !

Tandis qu’ici, nous pouvons par moments observer,  pour vous en parler et pour vous le  montrer :

  • Le fameux sommet de l’Épicéa qui est le nouveau lieu de rendez-vous et lieu de vie à la mode pour nos trois amis.
  • Le vaste ciel qui surplombe l’aire, l’Épicéa, la plaine qui les relie au fleuve et  la Loire
  • La Loire de Jargeau au virage de Bou.

Vous avez donc énormément de chance !-)

Première  information, qui ne vous surprendra pas : Il y a fréquemment un, deux ou trois de nos Balbus posés en haut de l’Épicéa… ou volant autour : c’est devenu un point névralgique que nous appellerons pour simplifier « l’observatoire ».

Ainsi, le 15 juillet vers 8h du matin, voici ce que l’on peut observer de ce côté là pendant trois minutes : un petit ballet qui commence avec Titom qui dégage prestement pour laisser sa place à Vic, puis continue dans une certaine confusion avec chacun qui cherche à trouver sa place…

 

Bref, à son ouverture, le spectacle n’est plus derrière la caméra, mais à cinquante mètres de là !

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Lundi 18 juillet – 7h 30

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises : la cime de l’observatoire est déserte, mais à bien scruter l’Épicéa, on peut découvrir Vic qui s’abrite à deux étages en dessous dans les frondaisons !

Puis il s’envole, fait un petit tour, et revient se poser encore deux étages en dessous…

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Vous le voyez, les choses se compliquent  !

Et là, nous n’avons évoqué que les perchoirs annexes visibles.
Restent à observer :

– Le ciel :
Là aussi, il se passe plein de choses. Ainsi, hier, après que Sylva ait « alerté » sur le nid pour l’arrivée d’un intrus, nous l’avons retrouvée dans le ciel en poursuite de l’intrus, puis rejointe par Titom.
Après le départ de l’intrus, le couple a entamé une grande ascension coordonnée vers… le soleil !

– Le fleuve :
Ayant retrouvé un flux à peu près « normal », la Loire est redevenue le lieu de pêche privilégié. Pour autant,les passages de Titom ou ses prises devant nous sont beaucoup moins fréquents qu’ils ne l’étaient les années précédentes. Deux explications à cela : la présence d’un seul jeune à nourrir, alors qu’il y en  en avait trois ou deux, d’une part ;  la présence d’une importante bande de Goélands leucophées – des jeunes de l’année aussi agressifs que leurs anciens – qui incitent notre pêcheur à se détourner du secteur.

Néanmoins, nous avons des images récentes de plongeon de Titom « récompensé », que vous verrez bientôt.

A suivre…