Après les envols : sur le nid et hors-champ (1)

Les trois jeunes rapaces ont pris leur envol : Lény le 12 juillet, Kali le 15, et Jéry le 16.  Évidemment, depuis que cette étape a été franchie, l’aire des Balbuzards pêcheurs peut se retrouver à certains moments complètement désertée.  Mais qu’on se rassure : les jeunes ne sont pas prêts à disposer de leur autonomie alimentaire, et en attendant nous allons les revoir à chaque livraison de poisson. Et les séances de nourrissage promettent d’être chaudes, les adultes étant dépassés par l’avidité des rejetons parmi lesquels un ordre de préséance va s’établir rapidement !

En attendant, tenter une séance d’observation depuis le sol relève maintenant assez largement de la loterie. Ainsi, le 17 juillet au milieu de la matinée, Jéry,  qui n’a pris son envol que la veille en bon dernier de la portée se morfond seul sur l’aire : après un intermède « poisson », tous les autres ont déserté le nid.

Le jeune Balbuzard est cependant relativement actif. Il continue notamment ses exercices d’entraînement au vol, avec de fréquentes séquences de battements d’ailes « comme avant ». Histoire, peut-être, de se muscler pour pouvoir tenir bon en vol, en prévision d’escapades de plus en plus lointaines…

Sylva n’est pas loin sur son grand Epicéa : on peut juste l’y entrevoir à travers les frondaisons de la forêt :

Finalement, Jéry s’envole aussi  en laissant le nid désert.

 

Une semaine plus tard, le 23 juillet en l’occurrence, nouvelle tentative. Mais cette fois-ci vers 8h 15, juste après avoir vu sur BalbuCam l’apport d’un poisson par son fournisseur attitré, Reda. Il y a donc du mouvement, cette fois-ci. Sous le regard de Sylva, deux des jeunes sont sur le coup.  Le premier qui s’est servi, après s’être rassasié, laisse la place et s’en va.

Seul problème : le vent agite des branches et les pousse de façon aléatoire dans le champ de la digiscopie. Et beaucoup de prises de vues ne sont pas exploitables !

Après le repas, presque rituellement, nous avons droit à l’alerte intrusion. Reda n’est jamais bien loin, et avec Sylva c’est la grande scène des battements d’aile et cris perçants !

Voilà pour nos observations directes du nid  depuis l’extérieur.

A suivre : nos observations dans le ciel, et nos observations du Grand Épicéa.

11 réflexions au sujet de « Après les envols : sur le nid et hors-champ (1) »

  1. Quelle leçon de vie de la part de la mère pour ses petits, et le père, quel pêcheur !
    J’espère que tout ce monde va vivre longtemps et que nous reverrons ce couple l’année prochaine.
    Merci a vous.

  2. Quel bonheur d’avoir pu voir le nid occupé ce matin !
    Pas certaine d’avoir reconnu qui était qui ? La mère et son petit dernier ? Peu importe ! C c’est tellement émouvant d’avoir cette chance de goûter à ces moments d’intimité que les larmes ne sont pas loin…
    Mille mercis à tous !

  3. Bonjour, quoi dire de plus, il n’y a pas de mot pour un néophyte, c’est magnifique, je suit la progression depuis la ponte, merci, il faut être plus radicale pour préserver la nature afin qu’elle nous survive. Cordialement, HB.

  4. Nous allons devenir de plus en plus dépendants de vos prises de vue hors champ,certes avec un peu de regret mais compensé par de superbes photos agrémentées de commentaires avisés et d’humour partagé!
    Merci Jean-Marie,Jérôme,Alban et toute l’équipe .

  5. Superbe, comme d’habitude ! Entre les articles, le direct et le forum, on se régale chaque jour à suivre la vie de toute la famille balbu. Une fois encore un grand merci.

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