29 Mars 2017 : Reda accepté comme nouveau compagnon par Sylva

Voilà huit jours que Sylva attend son compagnon Titom. Elle pressent qu’il ne reviendra pas, alors qu’il lui faut assurer la reproduction à tout prix, c’est la loi de l’espèce.
Ce jour là, un jeune de trois ans revient de migration, libre de toute attache : elle l’intercepte, sans doute avec un vol « festonné » caractéristique de ses projets ; elle l’arrête, et ils passent un long moment posés côte à côte en haut du grand Épicéa proche de l’aire, d’où le nid est très visible.

Finalement, vers 19h 20, Reda ose s’y rendre et s’y poser,  rejoint peu après par la femelle « propriétaire ». D’abord craintif, il reste un moment sur ses gardes, prêt à l’envol, puis sur les marges instables du bois mort ; mais comme l’attitude de son hôtesse semble totalement bienveillante,  il s’enhardit jusqu’à descendre dans la coupe du nid et feindre d’arranger du bois… Manifestant ainsi un début d’appropriation du site.

Nul ne pourra dire ce qui s’est passé le jour tombé, mais le lendemain matin, Reda est toujours là avec Sylva, et on le voit  engager des accouplements à répétition.
Assez maladroits, il faut bien le dire. Parfois malmenée par des atterrissages mal placés sur son dos , Sylva les accepte : elle a pallié à l’absence de son mâle, c’est là le principal… Tous les espoirs de reproduction sont à nouveau permis !

7 réflexions au sujet de « 29 Mars 2017 : Reda accepté comme nouveau compagnon par Sylva »

  1. Magnifique REDA , tu assumes bien ton rôle de géniteur, nous sommes fiers de toi ! La relève de TITOM est bien assurée, nous vous souhaitons beaucoup de réussite pour votre futur progéniture.

  2. félicitations SYLVA , je viens de me connecter et je vois….. fidéle à elle même bon courage ma belle

  3. Sur le forum, je suis quelquefois interloqué par certaines remarques de visiteurs qui comparent la vie de ces oiseaux en direct, à une émission de télé-réalité, avec commentaires déplacés à l’appui. Ces rapaces n’ont rien à voir avec les humains, le fait d’admirer ce spectacle en direct grâce à l’équipe de Balbucam que je remercie encore, suffit amplement à mon ravissement, en rajouter me semble incongru.

    1. Notre « civilisation » marchande n’a de cesse de nous éloigner du naturel pour nous vendre de l’industriel. Walt Disney représente la quintessence des mensonges sur la nature et la société destinés à nous faire « avaler la pilule » : dans un soi-disant « Livre de la jungle », il a transformé les animaux sauvages de Kipling en caractères grotesquement et tristement humains, dégradant ainsi à la fois l’animal et l’humain.
      L’observation de l’aventure naturelle des Balbuzards « en direct » ne peut que contribuer à remettre les choses à leur place. Le débat sur les projections anthropomorphistes, sur lequel un forum a été ouvert, reste sous-jacent en permanence. Sans doute est-il présent inconsciemment en chacun d’entre nous.
      Laissons les observateurs réagir comme ils le ressentent dans l’immédiat, la belle et dure réalité se chargera de démentir ou de valider les commentaires des uns et des autres, que vous pouvez estimer pour certains « déplacés ». Et si « dérapage » il y avait, nous le dirions : certains intervenants du mois de mars l’ont compris et sont partis « chatter » ailleurs !

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